L'homme doit – il dominer la nature?
Précision liminaire: Ce compte rendu n'a pas la prétention de retracer de manière exhaustive toutes les idées qui ont été exprimées. Et , évidemment, il est loin d'épuiser les nombreuses problématiques soulevées par le thème.
Introduction: Il s'agit d'un thème qui, pour être philosophique, n'en est pas moins d'actualité.
Réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles, manipulations génétiques, OGM etc...
Certains, de plus en plus nombreux, préconisent un développement durable, une décroissance ou un changement radical des modes de vie et de consommation.
Quels sont,,selon vous, les bienfaits qu'a apportés l'action de l'homme sur la nature?
Débat 15 minutes
Les sciences et les techniques modernes confèrent à l'homme une maîtrise incomparable de la nature.
Les progrès et domaines étant cumulatifs, il paraît n'y avoir de limites que provisoires à l'appropriation du monde par l'homme.
L'homme est faible et démuni et n'a pas les mêmes systèmes de défense que les animaux .
Dans la mythologie grecque, Prométhée compense l'erreur de son frère Epiméthée qui avait donné aux animaux au détriment de l'espèce humaine les dons les plus importants: force, rapidité, courage et ruse, poils, ailes ou coquilles. Il donnera le feu à l'Homme grâce auquel il pourra l'emporter sur les animaux.
Grâce à la pensée, l'homme augmente son savoir et par celui-ci accroît sa puissance technique de sorte qu'il peut faire face aux agressions naturelles et explorer l'Univers.
Grâce aux progrès dans la compréhension du Monde, les hommes ont l'espoir de se rendre comme « maîtres et possesseurs de la nature » ainsi que l'énonce Descartes dans le discours de la méthode.
L'homme a pu augmenter sa puissance physique face à la nature.
Il a réussi à augmenter de manière considérable et incessante l'espérance de vie , sa capacité à prévoir les catastrophes naturelles et à s'en prémunir. Il est même parvenu à transformer la nature elle-même notamment par des manipulations sur le patrimoine génétique des espèces vivantes, végétales ou animales voire humaines.
Pour beaucoup, l'Homme ne peut pas dominer la nature.
Qui pense ainsi?
Débat 15 minutes.
L'homme dit Spinoza n'est pas un empire dans un empire , ce qui signifie que dans le monde il n'occupe aucune position privilégiée.
La confiance en l'avenir se fait beaucoup moins triomphaliste qu'au XIX ème siècle.
Les effets pervers de la technologique font planer de nombreuses menaces sur l'avenir de l'homme et de la planète ( réchauffement climatique, guerre atomique ou bactériologique , OGM etc...).
Pascal dans la pensée compare l'homme à un roseau , le plus faible de la nature mais c'est un roseau pensant.
Il ne faut pas que l'univers entier s'arme pour l'écraser, une vapeur , une goutte d'eau suffit à le tuer .
Si la tradition biblique par exemple fait de l'homme le fruit le plus élevé de la création divine et seul être à l'image de Dieu dans un cosmos géocentré, si elle ordonne à l'homme de soumettre les animaux et de dominer la terre, elle rappelle aussi combien il n'est que poussière . Pascal explique que la puissance du corps de l'homme n'est comparable qu 'à celle d'une partie de l'Univers ,et même, comme il le précise , une particule à savoir une goutte d'eau de sorte que le combat est foncièrement inégal.
Pour Pascal, la pensée donne à l'homme non pas un surcroît de force mais de la noblesse , de la valeur et de la dignité.
L'homme doit penser son humilité. L'homme se sait mortel, il est conscient de sa fragilité.
Alors, chacun de ses actes, chacune de ses sentiments ont de la valeur pour lui.
Il peut s'efforcer vainement de se mesurer à la nature, ce qui selon Pascal serait stupide mais il peut exploiter le temps de sa vie à « bien penser » , à mesurer le prix des moments de son existence , de sa brève existence.
En dépit des progrès exponentiels des sciences et des techniques, la condition humaine reste celle d'un être fini qui condamne à la vanité les ambitions démesurées et les espoirs d'éternité.
Un philosophe trop peu connu mérite d'être cité. Il s'agit d' Hans Jonas qui, juif allemand, a dû quitter son pays à l'arrivée d'Hitler au pouvoir.
Dans son premier grand travail philosophique qu'il consacre à la gnose, il montra à quel point la civilisation occidentale, par la violence de sa technique, repose sur la dualité irréductible de l'esprit et de la nature, le premier devant soumettre et réduire la seconde.
Il met en garde contre la conséquence lointaine de cette position désastreuse qui devrait conduire à une catastrophe globale si aucune prise de conscience n'intervient pour y mettre fin.
C'est lui qui a le premier théorisé le principe de précaution. Devant une menace globale qui risquerait d'anéantir le cadre de vie ou la nature présente de l'homme, il est nécessaire de s'abstenir de faire ce qu'il serait techniquement possible de faire.
Le retour ou l'évocation d'un retour à un ordre naturel est- il forcément un progrès?
Débat.
Max Weber considère que le monothéisme et notamment selon lui le christianisme a désenchanté le monde le préparant ainsi à la maîtrise technique, à la connaissance scientifique et à l'exploitation économique.
A l'inverse des courants de pensée comme le Panthéisme ont divinisé la nature. Le panthéisme est la conception selon laquelle l'univers est de nature divine dans la moindre de ses parties.
Pour Rousseau, la nature a fait l'homme heureux et bon mais la société le déprave et le rend misérable.
Le siècle des lumières fut le grand siècle de la nature. Celle – ci apparaît partout et finit par qualifier tout, une certaine façon de concevoir le Droit, la religion, la loi , les sentiments et même la musique.
Le calendrier révolutionnaire, donnera de nouveaux noms aux mois en fonction des saisons et des champs.
Voltaire critiquera violemment la conception rousseauiste d'une exaltation de la nature.
Dans une lettre à Rousseau, il écrit « on n'a jamais employé tant d'esprit à vouloir nous rendre bêtes".
Il prend envie de marcher à quatre pattes quand on lit votre ouvrage.
Les cyniques tels Diogène pensent que la loi des hommes n'a rien à voir avec la nature des choses. Pour eux, à bas la loi et vive le retour à la nature.
Les stoïciens avaient pour devise « Vivre selon la nature » que ce soit sa nature ou la nature au sens d'ordre cosmique.
Certaines idéologie ont fait appel à un ordre naturel ou en un pseudo ordre naturel
Espace vital des nazis, eugénisme etc....
A l'inverse de cette apologie de la nature, Lacordaire disait , ce qui va à l'encontre de la sacralisation d'un ordre naturel, « Entre le fort et le faible, c'est la liberté qui opprime et c'est la loi qui affranchit ».
Pourrait-on dire, et ce n'est pas là du Lacordaire « Vive les renards libres et les poules libres dans un poulailler libre »?
Elisabeth Badinter pointe les dangers d'un retour à la nature qui est souvent prôné. Par exemple, pour elle, le militantisme pro-allaitement constitue le principal danger pour l'émancipation féminine et serait l'antichambre d'un retour de la femme au foyer.
Elle fustige par ailleurs ce qu'elle appelle l'éco totalitarisme.
Hegel, à l'inverse des romantiques, considère la nature non comme l'expression de l'esprit mais comme son aliénation.
A la différence de la plupart de ses prédécesseurs, Hegel ne croit pas à l'existence d'un droit naturel. Le droit est selon lui l'expression d'une liberté qui s'affirme contre et non dans la nature. La grandeur de l'esprit réside dans son caractère antinaturel.
Hobbes est l'auteur de la célèbre phrase « l'Homme est un loup pour l'Homme ».
A l'état de nature, l'homme n'est pas l'être de raison décrit par les stoïciens mais un être de passion violente.
Sans pouvoir pour les contraindre et les retenir, les hommes jouissent de cette égalité terrible , celle de donner la mort à quiconque, car ceux qui ne disposent pas d'une grande force physique peuvent toujours user de ruse ou de trahison.
Seule la puissance de L'État appelé, par lui le Leviathan peut permettre aux hommes de vivre ensemble.
Rousseau lui ne légitime pas un pouvoir absolu mais à l'inverse le pouvoir démocratique. Pour l'auteur du contrat social, le souverain, ce n'est ni Dieu, ni le pape ni le roi c'est le peuple.
Grâce au contrat social, la loi civile se substitue à la régulation spontanée de l'état de nature.
Il est possible de noter là une certaine contradiction chez Rousseau qui reconnaît que la régulation opérée par la nature ne peut suffire de loi et d'harmonie entre les hommes.
Pour Kant, « l'être humain n'est ni sociable ni complètement insociable. C'est ce dont rend compte l'oxymore « insociable sociabilité ».
La nature est-elle une illusion soit en tant qu'entité soit comme source ?
Débat
Une des questions philosophiques existentielles est de savoir si la nature est matérielle ou idéelle, c'est à dire découlant du monde des idées.
Pour Jean-Scot Erigène , grand philosophe du IX ème siècle carolingien , ce sont les choses qui sont issues des idées. Les ronds découlent des cercles de l'idée de cercle.
Il s'inspire des idées de Platon qui oppose dans le mythe de la caverne le monde sensible et le monde intelligible.
Pour Platon, le monde intelligible est une idée. Par exemple quand un menuisier fabrique un lit, il le fait d'après un modèle qu'il a dans sa tête. Selon Platon, ce modèle intelligible est une idée, c'est une idée de trop.
Pour Montaigne, les lois de la conscience que nous disons naître de la nature naissent en réalité de la coutume.
Pour Pascal, les hommes ont vite fait d'attribuer à une prétendue nature ce qu'ils ont eux – même inventé de façon plus ou moins arbitraire.
L'homme peut-il se libérer de la nature autrement que par la technologie?
Débat.
Pour Francis Bacon, auquel certains prêtent la paternité des oeuvres de Shakespeare, « On ne commande à la nature qu'en lui obéissant ».
Cette phrase de Bacon signifie que , pour agir sur la nature, il convient tout d'abord de la connaître.
Ce n'est pas par exemple en rêvant comme Icare au vol des oiseaux que l'homme a pu s'élever dans les airs mais en dégageant les lois de la mécanique.
Comme Spinoza, d'Holbach pense que l'homme n'est pas un empire . Il n'y a pas d'extériorité par rapport à la nature. L'homme est à la fois formé par la nature et circonscrit par elle.
Le Bouddhisme ,ou du moins certains de ses courants, prône l'acceptation de la nature. On ne peut changer le monde mais la relation que l'on a au monde.
La Psychanalyse et la psychologie permettent d'essayer de comprendre les mécanismes inconscients ou sous -jacents qui exercent une influence sur les individus afin qu'ils puissent s'en libérer du moins dans une certaine mesure.
Spinoza l'évoquait déjà quand il disait que les hommes se trompent lorsqu'ils pensent être libres et cette opinion consiste en cela qu'ils sont conscients de leurs actions et ignorants des causes par lesquelles ils sont déterminés.
La Psychanalyse distingue l'être biologique de l'être social. Le conte « les trois petits cochons » est éclairant à ce sujet. Seul celui des trois qui a différé suffisamment le plaisir immédiat a construit une maison en dur qui résiste au loup. Cette explication provient du livre de Bruno Bettelheim " La psychanalyste des contes de fées".
A l'inverse, Desmons Morris dans son célèbre livre " Le singe nu" que l'on ne saurait trop conseiller de lire décrit l'espèce humaine à travers un regard d'éthologue c'est à dire avec le même regard que celui que l'on porte généralement sur les autres animaux.
Il démontre que des comportements qui paraissent relever de la Culture la plus éthérée découlent en fait de notre ascendance primate.
C'est donc une illusion, selon lui, de penser que l'on peut échapper à la nature.
En conclusion pensez vous que l'homme doit dominer la nature?
Débat.
Il serait peut-être intéressant de changer la perspective de la question et de ne pas penser en terme de domination.
Pour Bertrand Duhaime, l'hindouisme nous apprend qu'au lieu de disséquer la nature, l'être humain devrait chercher à comprendre sa relation avec elle. Ce que l'homme supprime de la Nature, il se l'enlève à lui-même. Et , à force d'affaiblir la pyramide subtile qui le soutient, il risque de provoquer son propre effondrement. Si l'homme respectait la nature,il en viendrait à ressentir une révérence pour tous les phénomènes de la vie quotidienne, même les plus simples. Car l'infini, l'Océan de puissance , qui est à l'oeuvre à l'arrière plan de toutes les manifestations et phénomènes du monde naturel.
J'ai trouvé sur le net une très belle phrase qu'a écrite en 1998 dans un devoir de philosophie proche de ce thème Claire Hornung élève de Terminale ES à Thionville
" Nous savons que Faust a vendu son âme au diable en échange de la connaissance illimitée et du pouvoir technique qu'elle confère. Ne pourrait-on pas rêver d'un anti-Faust qui sacrifierait la technique à Dieu en échange de la redécouverte de son âme".
lundi 24 janvier 2011
mercredi 19 janvier 2011
l'avis de Paul sur le thème: l'homme doit-il dominer la nature?
Voici pour tous, un avis d'un passionné de liberté et amateur de philosophie à ses heures (de repos).
Comme Paul, tous les citoyens désirant échanger et faire passer leurs idées sont invités à nous écrire à l'adresse: cafephilo2010@gmail.com
Les propositions seront publiées sur le blog pour partager avec le plus grand nombre d'amateurs.
L’homme doit-il dominer la nature ?
Contribution de Paul CASALONGA
16.01.2011
Je préfère poser la question en d’autres termes :
L’Humanité peut-elle dominer la Nature ?
Mise en équation, avec H = Humanité et N = Nature, on a le choix entre :
H > N ?
H < N ?
H = N ?
En ce qui me concerne la réponse est :
H + N = ∞
Autrement dit, quand l’Humanité s’allie à la Nature, le résultat est infini et pérenne.
L’Humain (homo sapiens sapiens) ne peut pas plus dominer la nature que l’homme (vir) n’a pu dominer la Femme, malgré toutes ses tentatives d’oppression. Et, comme l’homme n’est rien sans la femme, l’Humain n’est rien sans la Nature.
Le défi que notre espèce doit relever n’est pas de dominer la nature (toute domination finit par générer une révolution) ni même de la domestiquer, mais plutôt de l’apprivoiser, ce qui nécessite amour et respect.
Or, respecter et aimer une femme, pour moi, cela ne consiste pas à la regarder langoureusement ou encore moins de la violer, mais c’est de s’unir à elle, dans un désir et un plaisir réciproque, pour vivre ensemble en harmonie, pour engendrer des descendants. De même, respecter et aimer la nature c’est l’écouter, la regarder, la humer, la toucher, la sentir, la caresser, pour engendrer avec elle un environnement plus serein, plus productif et plus pacifié. Car la nature, livrée à elle-même, peut être très cruelle.
Certes, comme dans les couples il y aura des orages, des éclairs, des tempêtes, des heurts, des malentendus, mais chacun sait que, après la pluie vient le beau temps, c’est-à-dire la réconciliation.
Mais, comme l’homme ne doit pas être l’esclave de la femme ni la femme l’esclave de l’homme, l’Humain ne doit pas être l’esclave de la Nature et celle-ci ne doit pas être l’esclave de celui la.
Dans la culture judéo-chrétienne, la nature appartient à l’humain, tandis que dans les cultures animistes l’humain appartient à la nature et que chez les hindouistes humain et nature ne font qu’un. Selon les cas la relation humanité-nature est plus ou moins éloignée de la relation maître/esclave.
Ne pas se prétendre le maître de la nature, cela signifie que l’on ne doit pas lui imposer nos quatre volontés sans tenir compte de ses réactions, de ses possibilités d’assimilation, d’adaptation, de réparation.
Ne pas être esclave de la nature signifie que l’on la modeler à condition de respecter ses lignes de force ; que l’on peut l’aménager ; en tirer sa subsistance et son habitat en se gardant de l’épuiser ; la cultiver ; la gérer.
Mais il ne faut en aucun cas essayer de combattre la Nature, car elle l’emportera toujours, par des réactions brutales ou par la patience. Il ne faut pas perdre de vue que la Nature a des millions d’années, voire des milliards d’années à sa disposition, tandis que nous, les humains, nous ne disposons que de quelques milliers d’années en tant qu’espèce et au maximum d’une centaine d’années en tant qu’individus. Et, si nous pouvons prélever des ressources dans la nature, cela ne peut être que si le prélèvement est inférieur à la capacité de régénération et que si nous sommes capables de réinsérer dans le cycle naturel les déchets que nous produisons.
Nous avons autour de nous de nombreux exemples de créations communes de l’Humanité et de la Nature, par exemple :
- Une forêt se développera d’autant mieux qu’elle sera cultivée au lieu d’être laissée à l’abandon ;
- L’îlot situé dans l’étang de Diana, constitué par l’amas de coquilles d’huîtres rejetées du pont des navires exportant les huîtres corses vers le Latium a été colonisé par la végétation et de la faune, et il est maintenant devenu un élément naturel avec un écosystème équilibré ;
- Les moulins à eau qui ont produit la farine de blé ou de châtaigne et l’huile d’olive qui nous ont nourris n’ont pas perturbé les poissons de nos rivières ;
- L’humus prélevé dans les sous bois de bruyère a enrichi nos jardins sans détruire ces sous bois ;
- Les moulins à vent du Cap Corse, de Balagne et de Bonifacio n’ont pas modifié le climat de la Corse mais ont produit de l’énergie pour moudre le blé ;
- Les châtaigneraies qui nous ont nourris ont été plantées par des humains et ont créé de nouvelles forêts qui n’ont rien à envier aux forêts de chênes verts préexistantes, et encore moins au maquis ;
- Les fermes photovoltaïques, si elles ne sont installées que sur des terrains sans capacité de production agricole, peuvent être parfaitement intégrées dans l’environnement naturel ;
- Les lacs et étangs artificiels ont été colonisés par des oiseaux migrateurs et sédentaires et des poissons qui y ont établi leur niche écologique ;
- Si l’on n’avait pas capté les sources les nappes phréatiques, l’eau emprisonnée dans les failles rocheuses, nous n’aurions pas pu survivre, mais l’on doit aussi veiller à protéger la pureté de ces ressources ;
- Etc.
Par contre certaines réalisations qui ont cru s’affranchir du respect de la nature ont entraîné des dégâts :
- La construction de routes sur remblai parallèle au littoral a rendu inondables et marécageuses d’anciennes zones d’habitat ou de pâturage ou maraîchage (exemple : plaine du Taravo, plaine de Sagone, etc.) ;
- L’imperméabilisation des sols dans des zones urbaines à entraîné des inondations ;
- Les incendies de forêts qui ont privé des zones pentues de leur protection naturelles ont provoqué des crues ou des glissements de terrain dévastateurs ;
- La sur-fréquentation touristique de certains sites a engendré un piétinement fragilisant le système racinaire des arbres et des rejets de déchets non assimilables par l’environnement naturel ;
- Les carrières de pierres non réhabilitées lors de leur fermeture constituent un danger pour les humains et le cheptel ;
- Les rejets de soufre et de particules diverses (oubliées ou volontairement occultées par certains décideurs) des centrales au fioul lourd portent une atteinte grave à la santé des espèces végétales, animales et humaine, qui font partie intégrantes de la Nature.
- Etc.
Il faut donc changer notre rapport à la nature, ne pas tenter de la dominer, mais la séduire et se laisser séduire par elle, comme dans une relation amoureuse.
Paul CASALONGA
Comme Paul, tous les citoyens désirant échanger et faire passer leurs idées sont invités à nous écrire à l'adresse: cafephilo2010@gmail.com
Les propositions seront publiées sur le blog pour partager avec le plus grand nombre d'amateurs.
L’homme doit-il dominer la nature ?
Contribution de Paul CASALONGA
16.01.2011
Je préfère poser la question en d’autres termes :
L’Humanité peut-elle dominer la Nature ?
Mise en équation, avec H = Humanité et N = Nature, on a le choix entre :
H > N ?
H < N ?
H = N ?
En ce qui me concerne la réponse est :
H + N = ∞
Autrement dit, quand l’Humanité s’allie à la Nature, le résultat est infini et pérenne.
L’Humain (homo sapiens sapiens) ne peut pas plus dominer la nature que l’homme (vir) n’a pu dominer la Femme, malgré toutes ses tentatives d’oppression. Et, comme l’homme n’est rien sans la femme, l’Humain n’est rien sans la Nature.
Le défi que notre espèce doit relever n’est pas de dominer la nature (toute domination finit par générer une révolution) ni même de la domestiquer, mais plutôt de l’apprivoiser, ce qui nécessite amour et respect.
Or, respecter et aimer une femme, pour moi, cela ne consiste pas à la regarder langoureusement ou encore moins de la violer, mais c’est de s’unir à elle, dans un désir et un plaisir réciproque, pour vivre ensemble en harmonie, pour engendrer des descendants. De même, respecter et aimer la nature c’est l’écouter, la regarder, la humer, la toucher, la sentir, la caresser, pour engendrer avec elle un environnement plus serein, plus productif et plus pacifié. Car la nature, livrée à elle-même, peut être très cruelle.
Certes, comme dans les couples il y aura des orages, des éclairs, des tempêtes, des heurts, des malentendus, mais chacun sait que, après la pluie vient le beau temps, c’est-à-dire la réconciliation.
Mais, comme l’homme ne doit pas être l’esclave de la femme ni la femme l’esclave de l’homme, l’Humain ne doit pas être l’esclave de la Nature et celle-ci ne doit pas être l’esclave de celui la.
Dans la culture judéo-chrétienne, la nature appartient à l’humain, tandis que dans les cultures animistes l’humain appartient à la nature et que chez les hindouistes humain et nature ne font qu’un. Selon les cas la relation humanité-nature est plus ou moins éloignée de la relation maître/esclave.
Ne pas se prétendre le maître de la nature, cela signifie que l’on ne doit pas lui imposer nos quatre volontés sans tenir compte de ses réactions, de ses possibilités d’assimilation, d’adaptation, de réparation.
Ne pas être esclave de la nature signifie que l’on la modeler à condition de respecter ses lignes de force ; que l’on peut l’aménager ; en tirer sa subsistance et son habitat en se gardant de l’épuiser ; la cultiver ; la gérer.
Mais il ne faut en aucun cas essayer de combattre la Nature, car elle l’emportera toujours, par des réactions brutales ou par la patience. Il ne faut pas perdre de vue que la Nature a des millions d’années, voire des milliards d’années à sa disposition, tandis que nous, les humains, nous ne disposons que de quelques milliers d’années en tant qu’espèce et au maximum d’une centaine d’années en tant qu’individus. Et, si nous pouvons prélever des ressources dans la nature, cela ne peut être que si le prélèvement est inférieur à la capacité de régénération et que si nous sommes capables de réinsérer dans le cycle naturel les déchets que nous produisons.
Nous avons autour de nous de nombreux exemples de créations communes de l’Humanité et de la Nature, par exemple :
- Une forêt se développera d’autant mieux qu’elle sera cultivée au lieu d’être laissée à l’abandon ;
- L’îlot situé dans l’étang de Diana, constitué par l’amas de coquilles d’huîtres rejetées du pont des navires exportant les huîtres corses vers le Latium a été colonisé par la végétation et de la faune, et il est maintenant devenu un élément naturel avec un écosystème équilibré ;
- Les moulins à eau qui ont produit la farine de blé ou de châtaigne et l’huile d’olive qui nous ont nourris n’ont pas perturbé les poissons de nos rivières ;
- L’humus prélevé dans les sous bois de bruyère a enrichi nos jardins sans détruire ces sous bois ;
- Les moulins à vent du Cap Corse, de Balagne et de Bonifacio n’ont pas modifié le climat de la Corse mais ont produit de l’énergie pour moudre le blé ;
- Les châtaigneraies qui nous ont nourris ont été plantées par des humains et ont créé de nouvelles forêts qui n’ont rien à envier aux forêts de chênes verts préexistantes, et encore moins au maquis ;
- Les fermes photovoltaïques, si elles ne sont installées que sur des terrains sans capacité de production agricole, peuvent être parfaitement intégrées dans l’environnement naturel ;
- Les lacs et étangs artificiels ont été colonisés par des oiseaux migrateurs et sédentaires et des poissons qui y ont établi leur niche écologique ;
- Si l’on n’avait pas capté les sources les nappes phréatiques, l’eau emprisonnée dans les failles rocheuses, nous n’aurions pas pu survivre, mais l’on doit aussi veiller à protéger la pureté de ces ressources ;
- Etc.
Par contre certaines réalisations qui ont cru s’affranchir du respect de la nature ont entraîné des dégâts :
- La construction de routes sur remblai parallèle au littoral a rendu inondables et marécageuses d’anciennes zones d’habitat ou de pâturage ou maraîchage (exemple : plaine du Taravo, plaine de Sagone, etc.) ;
- L’imperméabilisation des sols dans des zones urbaines à entraîné des inondations ;
- Les incendies de forêts qui ont privé des zones pentues de leur protection naturelles ont provoqué des crues ou des glissements de terrain dévastateurs ;
- La sur-fréquentation touristique de certains sites a engendré un piétinement fragilisant le système racinaire des arbres et des rejets de déchets non assimilables par l’environnement naturel ;
- Les carrières de pierres non réhabilitées lors de leur fermeture constituent un danger pour les humains et le cheptel ;
- Les rejets de soufre et de particules diverses (oubliées ou volontairement occultées par certains décideurs) des centrales au fioul lourd portent une atteinte grave à la santé des espèces végétales, animales et humaine, qui font partie intégrantes de la Nature.
- Etc.
Il faut donc changer notre rapport à la nature, ne pas tenter de la dominer, mais la séduire et se laisser séduire par elle, comme dans une relation amoureuse.
Paul CASALONGA
vendredi 17 décembre 2010
café philo N°3 janvier 2011
http://cafephilo2010.blogspot.com
Rens: 04 95 21 44 75
10, Cours Napoléon Ajaccio
mail: cafephilo2010@gmail.com
bonjour,
Le prochain café philo se tiendra:
mardi 18 janvier 2010 à 20h30
le thème: "l'homme doit-il dominer la nature?"
l'entrée est libre.
"Penser (Ajaccio), c'est aimer (Ajaccio)"
Rens: 04 95 21 44 75
10, Cours Napoléon Ajaccio
mail: cafephilo2010@gmail.com
bonjour,
Le prochain café philo se tiendra:
mardi 18 janvier 2010 à 20h30
le thème: "l'homme doit-il dominer la nature?"
l'entrée est libre.
"Penser (Ajaccio), c'est aimer (Ajaccio)"
mercredi 1 décembre 2010
café philo saison2 N°2 14 décembre 2010
Bonjour,
le café philo N°2 se tiendra le mardi 14 décembre à 20 h 30, dans la salle en sous-sol du Bistrot du Cours , 10 Cours Napoléon(face préfecture).
le thème annoncé: "Peut-on dire avec Esope, que la langue est la pire et la meilleure des choses"
l'entrée est libre.
Le café philo se tient tous les 3èmes mardi de chaque mois ( sauf décembre)
Renseignements: 04 95 21 44 75
le café philo N°2 se tiendra le mardi 14 décembre à 20 h 30, dans la salle en sous-sol du Bistrot du Cours , 10 Cours Napoléon(face préfecture).
le thème annoncé: "Peut-on dire avec Esope, que la langue est la pire et la meilleure des choses"
l'entrée est libre.
Le café philo se tient tous les 3èmes mardi de chaque mois ( sauf décembre)
Renseignements: 04 95 21 44 75
cafe philo saison 2 /compte -rendu N°1 23 novembre2010
Compte rendu du café philo du 23 novembre 2010:
Le thème du débat est « Peut-on philosopher sans connaître la philosophie? »
Près d'une trentaine de personnes sont présentes pour cette reprise des cafés philos au Bistrot du cours et pour ce premier rendez-vous de la « saison 2 ».
Après avoir été animés par Jérôme Ferrari, professeur agrégé de philosophie au Lycée Fesch et écrivain venant d'obtenir le prix France Télévision pour son dernier roman « Où j'ai laissé mon âme », c'est Jean-Michel Dahan Doladille alias « professeur Deucheveau » qui lui a succédé. Il n'est pas professeur de philosophie mais aime la philosophie et a la faiblesse de penser qu'il n'est pas besoin d'avoir un titre universitaire en la matière pour philosopher et que la philosophie concerne tout le monde non seulement en tant qu'élève mais aussi et surtout en tant qu'acteur.
Le débat s'est structuré et organisé plusieurs phases:
Un tableau de l'enseignement de la philosophie a été dressé en introduction.
Après avoir été déclarée morte dans les années 1980, la philosophie a désormais la cote dans nos sociétés occidentales (cafés, festivals, magazines, cabinets....).
La journée mondiale de la philosophie a été organisée cette année par l'UNESCO le 18 novembre.
Cependant l'Unesco souligne le clivage entre une certaine ferveur populaire pour la philosophie et le désarroi scolaire.
Il y a un contraste frappant entre un certain engouement pour la philosophie et un désamour pour celle- ci de la part d'un nombre important de lycéens.
L'ancien doyen de l'inspection générale de philosophie Jean-Louis Poirier, dans son rapport sur l'état de l'enseignement de la philosophie en France en 2007-2008 note « Il faut bien le reconnaître, une masse assez importante d'élèves manifeste une indifférence sans nuance à l'esprit libérateur de la philosophie et considère à tous égards qu'elle perd son temps.
Afin, peut-être, de remédier à cette désaffection de la philosophie chez les lycéens, le Ministre de l'Éducation Nationale a annoncé jeudi 18 novembre l'expérimentation de l'enseignement de la philosophie dès la classe de seconde.
Plusieurs expérimentations d'éveil à la philosophie dans les classes maternelles sont menées actuellement.
C'est ainsi, par exemple, que dans certaines écoles maternelles, des questions généralement abordées en terminale le sont auprès d'enfants de trois ans telles « Qu'est ce que la richesse? Un chef? la loi? La différence? la mort? la liberté? ».
Un des membres du café philo a regretté de ne pas avoir eu conscience quand il était en terminale de l'importance de la philosophie qui est trop souvent jugée à l'aune de son faible coefficient au Bac.
Il ne savait pas qu'il allait se marier, avoir des enfants, divorcer , être au chômage....
La philosophie s'avère être la matière la plus importante car c'est la seule qui aide à vivre.
Un essai de définition de la philosophie et du verbe philosopher a été tenté et de nombreux intervenants ont exprimé leur vision et leur opinion.
Certains participants ont dit que chaque philosophe a sa propre vision du monde et qu'il y a même autant de philosophies que de gens.
Chaque âge de la vie a sa philosophie passant de l'enthousiasme à la sagesse de l'expérience.
De plus a t-on fait remarquer, il existe d'autres philosophies que la philosophie occidentale , il y a notamment des philosophie orientales, extrêmes orientales et africaines.
Le mot philosophie appartient à notre langage courant depuis l'Antiquité mais ce qu'elle désigne reste cependant un mystère pour beaucoup. Il est en effet très difficile d'en donner une définition qui puisse être pleinement satisfaisante.
Socrate puis son élève Platon puis l'élève de celui-ci Aristote répèteront que la philosophie est fille de l'étonnement. Étonnement devant le feu qui brûle, étonnement devant le jour et la nuit, étonnement devant la naissance et la mort. L'étonnement déclenche le travail de réflexion. Pourquoi ? Comment ça?
Étymologiquement, philosophie signifie amour de la sagesse . La sagesse est un art de vivre. L'un des buts de la philosophie, sinon le seul, est de bien vivre. Selon la légende, ce serait Pythagore qui aurait inventé le mot philosophie. Seuls les dieux ont droit à l'appellation de sages. L'homme, lui, ne peut qu'aimer la sagesse, tendre vers elle et s'efforcer de l'atteindre.
Les mots « philosophie », « philosopher » ont chacun plusieurs sens et ces sens dépendent d'un contexte.
Ce contexte est défini par ce que fait la personne qui parle ou dont on parle, par l'objet de notre discours, ou par l'activité dans laquelle nous sommes engagés. Par exemple:
On dit que quelqu'un subit une épreuve avec philosophie: « je suis philosophe », « il faut prendre les choses avec philosophie », etc. Le mot est synonyme de calme, de contrôle de soi et souvent de résignation.
Mais être philosophe, c'est aussi avoir des opinions en faisant preuve d'esprit critique, en étant capable de penser par soi-même.
Le sens d'une œuvre exprime une certaine philosophie, une vision du monde ( morale, scientifique, historique etc. )
La philosophie d'un philosophe, par exemple de sa doctrine, son système d'idées cohérent
Le cours de philosophie, on désigne là la discipline. Avec son contenu défini par un programme.
Vivre sans philosopher, sans réflexion sur nos actes et sur le sens de nos valeurs, ce n'est pas vivre réellement. L'idée de sommeil est fréquente par exemple pour Héraclite. « Les autres hommes (sous entendu ceux qui ne philosophent pas) ignorent ce qu'ils ont fait en état de veille comme ils oublient ce qu'ils ont fait pendant leur sommeil. Descartes a eu cette réflexion.
« C'est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher sans jamais les ouvrir que de vivre sans philosophie ».
De plus ainsi que le dit le philosophe contemporain Roger- Pol Droit « Ce dont on a souvent besoin, ce sont des citoyens qui pensent. Or l'initiation à la philosophie comme critique est absolument essentielle dans ce domaine. L'éveil à la philosophie donne à tous les citoyens la possibilité de former leur jugement.
Une formation philosophique ne consiste pas à apprendre des doctrines mais à exercer sa capacité de discussion et , à ce titre là, c'est une formation essentielle à tous les citoyens de toutes les démocraties pour les prémunir contre les formes de propagande et de désinformation.
Selon Gilles Deleuze, la philo servait aux grecs qui s'interrogeaient sur qui était légitime pour occuper telle position de pouvoir.
Que penser de l'enseignement de la philosophie dès l'école maternelle?
Une participante au débat a considéré qu'il était trop tôt pour commencer un éveil en philosophie en maternelle et qu'à l'école primaire ce serait plus pertinent.
Une autre a exprimé ses craintes que l'esprit des jeunes enfants étant malléables, certains d'entre eux puissent être influencés par certains enseignants imprimant leur vision du monde.
La proposition d'enseigner la philosophie dès la classe de seconde et a fortiori en maternelle n'a pas recueilli l'assentiment de tous les professeurs de philosophie.
Pour certains d'entre eux , il faut d'abord définir ce que l'on entend par « philosophie ».
S'agit-il d'un idéal universitaire ou d'une conversation sur les valeurs de la vie?
Si c'est au sens de l'idéal universitaire , disent-ils, c'est impossible.
Les élèves de terminales ont déjà beaucoup de problèmes avec l'abstraction. La philosophie est fondée sur des concepts.
Il est donc prématuré de l'enseigner dès la seconde.
En revanche, tout le monde peut se poser des questions sur le sens de la vie matérielle. Et cela peut amener des lycéens à découvrir des domaines intellectuels qu'ils ne peuvent pas découvrir par eux-mêmes. Il s'agit d'un éveil existentiel.
C'est justement cet éveil existentiel qui est à l'origine de l'apprentissage de la philosophie dès la classe maternelle.
Michel Onfray a dit : « Tous les enfants naissent philosophes, seuls certains le demeurent ».
Le principal pionnier de l'éveil à la philosophie dès l'école maternelle est l'américain Mattieu Lipman.
Cette pratique connaît une popularité croissante partout dans le Monde.
Plus généralement, les participants ont été invités à indiquer si, au delà des enfants et adolescents , ils pensent ou non qu'il soit possible de philosopher sans connaître la philosophie.
Socrate, plutôt que de lire les questions de ses maîtres et d'y répondre par écrit, observe le monde, le monde de la nature et le monde de l'agora. Il parle avec les gens, mais surtout les fait parler.
La philosophie pour Socrate est moins une affaire de tête bien faite que de regard bien fait.
Il philosophe sans lire les traités.
Quand Socrate a prononcé la célèbre phrase « Je sais que je ne sais rien »,il critiquait ceux qui avaient la prétention de posséder la connaissance et le dire vrai.
Il fustigeait en particulier les Sophistes qui pensaient détenir un savoir alors qu'en réalité ils ne savent rien qui vaille. Socrate a été condamné à boire la ciguë pour avoir dit cela et il est mort de l'absorption de ce violent poison.
Si philosopher, c'est penser par soi-même, on pourrait être conduit à penser qu'il est inutile de lire les philosophes.
Platon pensait que l'esprit de n'importe qui , fut il esclave, contenait déjà tout le savoir possible , le travail de dialogue consistant dès lors à le mettre à jour. Pour lui « connaître , c'est se souvenir ».
Dans le mythe de la caverne, il montre que la vraie connaissance est au delà des apparences qui sont trompeuses et qu'il faut dépasser le monde sensible pour accéder au monde des idées auquel les âmes ont accès.
Descartes a écrit son discours sur la méthode en français et non en latin , la langue savante de l'époque pour être compris de tous.
Pour philosopher, il faut désapprendre à la manière de Socrate , c'est à dire mettre tout ce que l'on a appris en question , ne rien tenir pour acquis définitivement.
Les scientifiques apprennent les sciences, les astronomes, l'astronomie, les mathématiciens, les mathématiques, les sociologues la sociologie mais les philosophes n'apprennent pas la philosophie., Ils apprennent à philosopher.
La philosophie ne prétend à aucun savoir, elle peut toucher à presque tous les domaines sans en avoir un qui lui soit réservé.
Mais il ne faudrait pas en déduire pour autant que la connaissance des idées philosophiques est inutile.
Hegel a dit clairement que, pour lui, la philosophie d'aujourd'hui contient tout ce qu'a produit le travail des millénaires car elle est le résultat de tout ce qui l'a précédée.
Ce savoir qui est la connaissance de la pensée des prédécesseurs doit être enseigné et appris.
Pour Hegel, il s'agit d'apprendre la philosophie pour apprendre à philosopher.
Socrate ne pouvait pas se référer à d'autres philosophes car il était le premier.
Après Socrate, il y a un grand nombre de philosophes au cours des siècles et leurs écrits se sont transmis de génération en génération.
Ainsi, tout philosophe tient compte des écrits précédents lorsqu'il développe et étaye sa propre pensée. Il y a donc un bon savoir relatif à la philosophie qui est nécessaire pour philosopher.
Dès lors, comment ne pas penser à Emmanuel Kant qui disait que l'on n'apprend pas la philosophie, on apprend à philosopher.
La philosophie , en tant que réflexion, ne saurait apprendre des contenus de pensée qu'il lui suffirait de restituer mais elle enseigne comment avoir accès à la rationalité par le moyen d'une pensée critique constitutive de l'action de philosopher.
L'apprentissage de la philosophie n'est donc pas un apprentissage de la mémoire mais un exercice de la raison.
L'idéal philosophique est donc de penser par soi-même.
La philosophie n'est pas à proprement parler un savoir transmissible et ne consiste en aucun cas dans une matière en tant que telle qui se rapporterait à un domaine précis sans cesse augmenté de nouvelles découvertes comme c'est le cas , par exemple, de la biologie.
Les philosophes ont pour mission de remettre en cause tout ce qui semble évident et acquis aux hommes par avance.
Mais philosopher ne saurait être assimilé à produire n'importe quelle élucubration qui ne serait pas étayée par la raison.
La philosophie ne consiste pas à substituer une opinion à une autre mais à bannir toute opinion pour ne laisser la place qu'à des vérités vérifiées et vérifiables.
La philosophie engendre la logique qui leur permet de donner une rigueur fondatrice à son savoir.
*
* *
Le thème du débat est « Peut-on philosopher sans connaître la philosophie? »
Près d'une trentaine de personnes sont présentes pour cette reprise des cafés philos au Bistrot du cours et pour ce premier rendez-vous de la « saison 2 ».
Après avoir été animés par Jérôme Ferrari, professeur agrégé de philosophie au Lycée Fesch et écrivain venant d'obtenir le prix France Télévision pour son dernier roman « Où j'ai laissé mon âme », c'est Jean-Michel Dahan Doladille alias « professeur Deucheveau » qui lui a succédé. Il n'est pas professeur de philosophie mais aime la philosophie et a la faiblesse de penser qu'il n'est pas besoin d'avoir un titre universitaire en la matière pour philosopher et que la philosophie concerne tout le monde non seulement en tant qu'élève mais aussi et surtout en tant qu'acteur.
Le débat s'est structuré et organisé plusieurs phases:
Un tableau de l'enseignement de la philosophie a été dressé en introduction.
Après avoir été déclarée morte dans les années 1980, la philosophie a désormais la cote dans nos sociétés occidentales (cafés, festivals, magazines, cabinets....).
La journée mondiale de la philosophie a été organisée cette année par l'UNESCO le 18 novembre.
Cependant l'Unesco souligne le clivage entre une certaine ferveur populaire pour la philosophie et le désarroi scolaire.
Il y a un contraste frappant entre un certain engouement pour la philosophie et un désamour pour celle- ci de la part d'un nombre important de lycéens.
L'ancien doyen de l'inspection générale de philosophie Jean-Louis Poirier, dans son rapport sur l'état de l'enseignement de la philosophie en France en 2007-2008 note « Il faut bien le reconnaître, une masse assez importante d'élèves manifeste une indifférence sans nuance à l'esprit libérateur de la philosophie et considère à tous égards qu'elle perd son temps.
Afin, peut-être, de remédier à cette désaffection de la philosophie chez les lycéens, le Ministre de l'Éducation Nationale a annoncé jeudi 18 novembre l'expérimentation de l'enseignement de la philosophie dès la classe de seconde.
Plusieurs expérimentations d'éveil à la philosophie dans les classes maternelles sont menées actuellement.
C'est ainsi, par exemple, que dans certaines écoles maternelles, des questions généralement abordées en terminale le sont auprès d'enfants de trois ans telles « Qu'est ce que la richesse? Un chef? la loi? La différence? la mort? la liberté? ».
Un des membres du café philo a regretté de ne pas avoir eu conscience quand il était en terminale de l'importance de la philosophie qui est trop souvent jugée à l'aune de son faible coefficient au Bac.
Il ne savait pas qu'il allait se marier, avoir des enfants, divorcer , être au chômage....
La philosophie s'avère être la matière la plus importante car c'est la seule qui aide à vivre.
Un essai de définition de la philosophie et du verbe philosopher a été tenté et de nombreux intervenants ont exprimé leur vision et leur opinion.
Certains participants ont dit que chaque philosophe a sa propre vision du monde et qu'il y a même autant de philosophies que de gens.
Chaque âge de la vie a sa philosophie passant de l'enthousiasme à la sagesse de l'expérience.
De plus a t-on fait remarquer, il existe d'autres philosophies que la philosophie occidentale , il y a notamment des philosophie orientales, extrêmes orientales et africaines.
Le mot philosophie appartient à notre langage courant depuis l'Antiquité mais ce qu'elle désigne reste cependant un mystère pour beaucoup. Il est en effet très difficile d'en donner une définition qui puisse être pleinement satisfaisante.
Socrate puis son élève Platon puis l'élève de celui-ci Aristote répèteront que la philosophie est fille de l'étonnement. Étonnement devant le feu qui brûle, étonnement devant le jour et la nuit, étonnement devant la naissance et la mort. L'étonnement déclenche le travail de réflexion. Pourquoi ? Comment ça?
Étymologiquement, philosophie signifie amour de la sagesse . La sagesse est un art de vivre. L'un des buts de la philosophie, sinon le seul, est de bien vivre. Selon la légende, ce serait Pythagore qui aurait inventé le mot philosophie. Seuls les dieux ont droit à l'appellation de sages. L'homme, lui, ne peut qu'aimer la sagesse, tendre vers elle et s'efforcer de l'atteindre.
Les mots « philosophie », « philosopher » ont chacun plusieurs sens et ces sens dépendent d'un contexte.
Ce contexte est défini par ce que fait la personne qui parle ou dont on parle, par l'objet de notre discours, ou par l'activité dans laquelle nous sommes engagés. Par exemple:
On dit que quelqu'un subit une épreuve avec philosophie: « je suis philosophe », « il faut prendre les choses avec philosophie », etc. Le mot est synonyme de calme, de contrôle de soi et souvent de résignation.
Mais être philosophe, c'est aussi avoir des opinions en faisant preuve d'esprit critique, en étant capable de penser par soi-même.
Le sens d'une œuvre exprime une certaine philosophie, une vision du monde ( morale, scientifique, historique etc. )
La philosophie d'un philosophe, par exemple de sa doctrine, son système d'idées cohérent
Le cours de philosophie, on désigne là la discipline. Avec son contenu défini par un programme.
Vivre sans philosopher, sans réflexion sur nos actes et sur le sens de nos valeurs, ce n'est pas vivre réellement. L'idée de sommeil est fréquente par exemple pour Héraclite. « Les autres hommes (sous entendu ceux qui ne philosophent pas) ignorent ce qu'ils ont fait en état de veille comme ils oublient ce qu'ils ont fait pendant leur sommeil. Descartes a eu cette réflexion.
« C'est proprement avoir les yeux fermés, sans tâcher sans jamais les ouvrir que de vivre sans philosophie ».
De plus ainsi que le dit le philosophe contemporain Roger- Pol Droit « Ce dont on a souvent besoin, ce sont des citoyens qui pensent. Or l'initiation à la philosophie comme critique est absolument essentielle dans ce domaine. L'éveil à la philosophie donne à tous les citoyens la possibilité de former leur jugement.
Une formation philosophique ne consiste pas à apprendre des doctrines mais à exercer sa capacité de discussion et , à ce titre là, c'est une formation essentielle à tous les citoyens de toutes les démocraties pour les prémunir contre les formes de propagande et de désinformation.
Selon Gilles Deleuze, la philo servait aux grecs qui s'interrogeaient sur qui était légitime pour occuper telle position de pouvoir.
Que penser de l'enseignement de la philosophie dès l'école maternelle?
Une participante au débat a considéré qu'il était trop tôt pour commencer un éveil en philosophie en maternelle et qu'à l'école primaire ce serait plus pertinent.
Une autre a exprimé ses craintes que l'esprit des jeunes enfants étant malléables, certains d'entre eux puissent être influencés par certains enseignants imprimant leur vision du monde.
La proposition d'enseigner la philosophie dès la classe de seconde et a fortiori en maternelle n'a pas recueilli l'assentiment de tous les professeurs de philosophie.
Pour certains d'entre eux , il faut d'abord définir ce que l'on entend par « philosophie ».
S'agit-il d'un idéal universitaire ou d'une conversation sur les valeurs de la vie?
Si c'est au sens de l'idéal universitaire , disent-ils, c'est impossible.
Les élèves de terminales ont déjà beaucoup de problèmes avec l'abstraction. La philosophie est fondée sur des concepts.
Il est donc prématuré de l'enseigner dès la seconde.
En revanche, tout le monde peut se poser des questions sur le sens de la vie matérielle. Et cela peut amener des lycéens à découvrir des domaines intellectuels qu'ils ne peuvent pas découvrir par eux-mêmes. Il s'agit d'un éveil existentiel.
C'est justement cet éveil existentiel qui est à l'origine de l'apprentissage de la philosophie dès la classe maternelle.
Michel Onfray a dit : « Tous les enfants naissent philosophes, seuls certains le demeurent ».
Le principal pionnier de l'éveil à la philosophie dès l'école maternelle est l'américain Mattieu Lipman.
Cette pratique connaît une popularité croissante partout dans le Monde.
Plus généralement, les participants ont été invités à indiquer si, au delà des enfants et adolescents , ils pensent ou non qu'il soit possible de philosopher sans connaître la philosophie.
Socrate, plutôt que de lire les questions de ses maîtres et d'y répondre par écrit, observe le monde, le monde de la nature et le monde de l'agora. Il parle avec les gens, mais surtout les fait parler.
La philosophie pour Socrate est moins une affaire de tête bien faite que de regard bien fait.
Il philosophe sans lire les traités.
Quand Socrate a prononcé la célèbre phrase « Je sais que je ne sais rien »,il critiquait ceux qui avaient la prétention de posséder la connaissance et le dire vrai.
Il fustigeait en particulier les Sophistes qui pensaient détenir un savoir alors qu'en réalité ils ne savent rien qui vaille. Socrate a été condamné à boire la ciguë pour avoir dit cela et il est mort de l'absorption de ce violent poison.
Si philosopher, c'est penser par soi-même, on pourrait être conduit à penser qu'il est inutile de lire les philosophes.
Platon pensait que l'esprit de n'importe qui , fut il esclave, contenait déjà tout le savoir possible , le travail de dialogue consistant dès lors à le mettre à jour. Pour lui « connaître , c'est se souvenir ».
Dans le mythe de la caverne, il montre que la vraie connaissance est au delà des apparences qui sont trompeuses et qu'il faut dépasser le monde sensible pour accéder au monde des idées auquel les âmes ont accès.
Descartes a écrit son discours sur la méthode en français et non en latin , la langue savante de l'époque pour être compris de tous.
Pour philosopher, il faut désapprendre à la manière de Socrate , c'est à dire mettre tout ce que l'on a appris en question , ne rien tenir pour acquis définitivement.
Les scientifiques apprennent les sciences, les astronomes, l'astronomie, les mathématiciens, les mathématiques, les sociologues la sociologie mais les philosophes n'apprennent pas la philosophie., Ils apprennent à philosopher.
La philosophie ne prétend à aucun savoir, elle peut toucher à presque tous les domaines sans en avoir un qui lui soit réservé.
Mais il ne faudrait pas en déduire pour autant que la connaissance des idées philosophiques est inutile.
Hegel a dit clairement que, pour lui, la philosophie d'aujourd'hui contient tout ce qu'a produit le travail des millénaires car elle est le résultat de tout ce qui l'a précédée.
Ce savoir qui est la connaissance de la pensée des prédécesseurs doit être enseigné et appris.
Pour Hegel, il s'agit d'apprendre la philosophie pour apprendre à philosopher.
Socrate ne pouvait pas se référer à d'autres philosophes car il était le premier.
Après Socrate, il y a un grand nombre de philosophes au cours des siècles et leurs écrits se sont transmis de génération en génération.
Ainsi, tout philosophe tient compte des écrits précédents lorsqu'il développe et étaye sa propre pensée. Il y a donc un bon savoir relatif à la philosophie qui est nécessaire pour philosopher.
Dès lors, comment ne pas penser à Emmanuel Kant qui disait que l'on n'apprend pas la philosophie, on apprend à philosopher.
La philosophie , en tant que réflexion, ne saurait apprendre des contenus de pensée qu'il lui suffirait de restituer mais elle enseigne comment avoir accès à la rationalité par le moyen d'une pensée critique constitutive de l'action de philosopher.
L'apprentissage de la philosophie n'est donc pas un apprentissage de la mémoire mais un exercice de la raison.
L'idéal philosophique est donc de penser par soi-même.
La philosophie n'est pas à proprement parler un savoir transmissible et ne consiste en aucun cas dans une matière en tant que telle qui se rapporterait à un domaine précis sans cesse augmenté de nouvelles découvertes comme c'est le cas , par exemple, de la biologie.
Les philosophes ont pour mission de remettre en cause tout ce qui semble évident et acquis aux hommes par avance.
Mais philosopher ne saurait être assimilé à produire n'importe quelle élucubration qui ne serait pas étayée par la raison.
La philosophie ne consiste pas à substituer une opinion à une autre mais à bannir toute opinion pour ne laisser la place qu'à des vérités vérifiées et vérifiables.
La philosophie engendre la logique qui leur permet de donner une rigueur fondatrice à son savoir.
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mardi 2 novembre 2010
OUVERTURE CAFE PHILO saison 2010/2011 mardi 23 novembre 2010 à 20h30 dans la salle en sous-sol du Bistrot du Cours
Bonghjornu
U caffè filò ripiglia stu marti 2 di nuvembri 2010 à 8 ori è mezu di sera
U tema da discuta sarà : « Si pudarà fà filusuffia senza cunnoscia a filusuffia ? »
Intrata libara.
À marti, s’ella vi accunsenti.
CAFFÈ FILÒ
BONJOUR,
Vous avez été nombreux à demander quand le « Café philo » allait reprendre ses réunions.
Jérôme Ferrari , pris par de nombreuses activités et notamment celle d'écrivain, n' a pas souhaité continuer à l'animer.
Il est apparu qu'il était dommage de ne plus proposer de café philo, car il correspond à un réel besoin et il doit être autant animé et inspiré par les participants que par tel ou tel animateur.
L'animation sera reprise par le « professeur deux chevaux » qui n'est pas professeur agrégé de philo comme l'est Jérôme Ferrari . C'est quelqu'un qui aime la philosophie et a la faiblesse de penser que les idées ne sont pas réservées aux détenteurs d'un titre académique et que leur validité ne dépend pas du sceau de la Faculté.
Le prochain rendez-vous auquel vous êtes tous chaleureusement conviés aura lieu mardi 23 novembre 2010 à 20h30 qui est le troisième du mois, date retenue pour la périodicité des prochains café philo.
Le thème en sera « Peut-on philosopher sans connaître la philosophie? ». Vous êtes invités à réfléchir d'ores et déjà à cette question qui n'appelle évidemment pas une réponse simple ou simpliste et qui n'est pas équivalente à « Peut-on philosopher sans être professeur de philosophie? ».
Je propose à votre médiation cette réflexion de Malebranche ( qui serait certainement venu au Bistrot du cours s'il n'en avait pas été empêché par le cours du temps .. et des siècles) « L'homme ignore souvent ce qu'il pense savoir et il connaît bien certaines choses dont il s'imagine ne pas avoir d'idées ».
Espérant que nous serons nombreux mardi 23 novembre 2010 à 20H30 au Bistrot du cours,10 Cours Napoléon, Ajaccio je vous souhaite en attendant de prendre la vie avec philosophie... ce qui ne veut bien sûr pas dire avec résignation.
à bientôt,CAFE PHILO .
Renseignements:04 95 21 44 75
U caffè filò ripiglia stu marti 2 di nuvembri 2010 à 8 ori è mezu di sera
U tema da discuta sarà : « Si pudarà fà filusuffia senza cunnoscia a filusuffia ? »
Intrata libara.
À marti, s’ella vi accunsenti.
CAFFÈ FILÒ
BONJOUR,
Vous avez été nombreux à demander quand le « Café philo » allait reprendre ses réunions.
Jérôme Ferrari , pris par de nombreuses activités et notamment celle d'écrivain, n' a pas souhaité continuer à l'animer.
Il est apparu qu'il était dommage de ne plus proposer de café philo, car il correspond à un réel besoin et il doit être autant animé et inspiré par les participants que par tel ou tel animateur.
L'animation sera reprise par le « professeur deux chevaux » qui n'est pas professeur agrégé de philo comme l'est Jérôme Ferrari . C'est quelqu'un qui aime la philosophie et a la faiblesse de penser que les idées ne sont pas réservées aux détenteurs d'un titre académique et que leur validité ne dépend pas du sceau de la Faculté.
Le prochain rendez-vous auquel vous êtes tous chaleureusement conviés aura lieu mardi 23 novembre 2010 à 20h30 qui est le troisième du mois, date retenue pour la périodicité des prochains café philo.
Le thème en sera « Peut-on philosopher sans connaître la philosophie? ». Vous êtes invités à réfléchir d'ores et déjà à cette question qui n'appelle évidemment pas une réponse simple ou simpliste et qui n'est pas équivalente à « Peut-on philosopher sans être professeur de philosophie? ».
Je propose à votre médiation cette réflexion de Malebranche ( qui serait certainement venu au Bistrot du cours s'il n'en avait pas été empêché par le cours du temps .. et des siècles) « L'homme ignore souvent ce qu'il pense savoir et il connaît bien certaines choses dont il s'imagine ne pas avoir d'idées ».
Espérant que nous serons nombreux mardi 23 novembre 2010 à 20H30 au Bistrot du cours,10 Cours Napoléon, Ajaccio je vous souhaite en attendant de prendre la vie avec philosophie... ce qui ne veut bien sûr pas dire avec résignation.
à bientôt,CAFE PHILO .
Renseignements:04 95 21 44 75
vendredi 14 mai 2010
café philo du 21 mai 2010
le prochain café philo aura lieu le 21 mai 2010 à 21 heures au bistrot du cours(face préfecture)
Le thème sera donné en début de soirée par M Jérome Ferrari
l'entrée est libre et l'esprit convivial. passez cette information au plus grand nombre de personnes amoureuses de philosophie. A bientôt
Le thème sera donné en début de soirée par M Jérome Ferrari
l'entrée est libre et l'esprit convivial. passez cette information au plus grand nombre de personnes amoureuses de philosophie. A bientôt
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